Voici la réponse de la liste « Démocratie réelle » à notre questionnaire !

1.      Les élections européennes sont les élections marquées, en France, par le plus fort taux d’abstention. On l’explique généralement par un désintérêt et une méconnaissance de l’Union européenne par les citoyens. Comment arrivez-vous à parler aux citoyens lors de cette campagne ?

 

Précisément , c’est aux abstentionnistes que nous redonnons l’envie de se prononcer – et de participer – !
Ce n’est pas pour autant que ces électeurs vont s’intéresser aux décisions de Bruxelles  , du moins pas tout de suite , mais si on leur donne l’occasion de voter ( pour ou contre ) une loi européenne , s’ils se savent consultés , ils feront l’effort , peu à peu de :

  • se renseigner
  • débattre
  • voter .

La question de notre faculté de  » parler aux citoyens  » est complexe : le bouche à oreille compte autant que les réseaux sociaux ! Notre – très – faible présence dans les médias ( merci à vous d’être l’exception ) nous rend peu audibles ; cependant, nous expérimentons tous , dans nos lieux de vie, que la réaction des abstentionnistes – et même de ceux qui pensaient voter BLANC  – nous est favorable . la phrase type étant :  » Je ne savais pas pour qui voter , mais , maintenant ..  » ;

2.        Pour vous, quelle est la priorité de la prochaine mandature du Parlement européen ?

Nous souhaitons une démocratie directe, réalisable dès à présent en utilisant de manière systématique le référendum, en empêchant le cumul des mandats, en instaurant le mandat impératif, révocable, et court.

Redonner le gout de la politique aux citoyens de l’Europe , en commençant par les plus anciens partenaires , les plus désenchantés peut être !

L’élection du Président que l’on nous présente comme une avancée  » démocratique  » est une farce : ce sont les  » grands partis  » qui vont choisir LEUR représentant , et non les électeurs !
Il est urgent que le Parlement donne l’exemple d’une démocratie réelle et plus accessible que l’ « initiative citoyenne Européenne », véritable parcours du combattant et n’étant que purement consultative.

3.           Selon vous, le  fédéralisme européen est-il le but vers lequel l’Europe doit tendre ou l’Union doit-t-elle se contenter d’être une organisation internationale ? 

L’objectif de notre  mouvement étant de  rendre le pouvoir décisionnel aux citoyens, nous  ne pouvons nous  positionner précisément sur votre question.

Les  membres de la liste  ont inévitablement leur opinion  sur  le  sujet  mais nous refusons  d’exprimer la moindre prise   de  position  car cela  contredirait notre  démarche.

Nous ne nous présentons pas à  ces élections pour voter  des lois en fonction de nos opinions, nous voulons seulement voter automatiquement dans le  sens qui aura été déterminé par  les citoyens  sur chaque projet de  loi   européenne. Par   conséquent, nos  opinions sur  tel ou tel sujet  politique sont sans intérêt dans le cadre  de cette  élection.

Nous   ne  voulons pas  être élus  pour nos opinions individuelles mais pour   la  méthode  démocratique que  nous souhaitons   mettre en place.

 

4.       Comment voyez vous l’Europe en  2050 ?

Elle sera ce que nous tous en ferons ! Et non pas ce que l’oligarchie politico-financière souhaite en faire…

Isabelle Thomas répond à nos questions !

 

 

Les Jeunes européens Rennes ont adressé à l’ensemble des listes candidates de la circonscription Ouest un questionnaire sur les élections européennes du 25 mai prochain. Voici les réponses d’Isabelle Thomas, tête de liste de « Choisir notre Europe », liste soutenue par le PS. 

 

 

  1. Les élections européennes sont les élections marquées, en France, par le plus fort taux d’abstention. On l’explique généralement par un désintérêt et une méconnaissance de l’Union européenne par les citoyens. Comment arrivez-vous à parler aux citoyens lors de cette campagne ?

La communication se fait par le biais des réseaux sociaux, d’internet, des médias, et bien sûr, rien ne vaut les rencontres en direct avec les citoyens, lors de cafés Europe ou de réunions publiques par exemple, mais aussi lorsque je visite des entreprises ou des associations. Les citoyens que je rencontre manifestent tous la même curiosité au sujet de l’Europe, et déplorent très souvent le manque d’information qui arrive jusqu’à eux. L’information existe si on va la chercher, sur les blogs des Députés ou bien sur le site du Parlement européen, très bien conçu, mais le manque de relai médiatique durant le mandat entre le Député et son électeur est flagrant. On peut se réjouir cependant que les médias jouent davantage le jeu qu’en 2009 durant cette campagne, grâce certainement à la politisation du scrutin par la nomination du Président de la Commission qui en résultera. Cependant, le fait que le débat entre les candidats à la Présidence ne soit passé sur aucune chaîne hertzienne mais sur internet et des chaînes à l’audimat confidentiel révèle encore le chemin qu’il y a à parcourir.

Les personnes issues du tissu socio-économique sont généralement mieux informées sur les législations adoptées à Bruxelles qui touchent au quotidien de leur profession. Ainsi les agriculteurs et les pêcheurs, par exemple, sont très avertis quant à ce qui se passe au niveau de l’Union européenne, connaissent le contenu des grandes réformes et les Commissaires qui sont en charge du portefeuille qui les concerne. Beaucoup d’associations aussi connaissent l’UE, lorsqu’elles traitent de questions environnementales par exemple, ou bien les banques alimentaires, qui se sont toutes battues à nos côtés pour défendre le programme européen d’aide au plus démunis, ou bien encore les associations qui ont recours au FSE pour des projets d’insertion.

  1. Pour vous, quelle est la priorité de la prochaine mandature du Parlement européen ?

La priorité est de mettre fin au dumping social, à la fois à l’intérieur mais aussi vers l’extérieur de l’Europe.

L’Union européenne peut se réduire à un grand marché, livré à la concurrence sauvage, fruit des politiques ultra-libérales imposées depuis une quinzaine d’années. Malheureusement, cela implique en premier lieu la concurrence entre les peuples, par manque de régulation sociale européenne. L’enjeu sera donc de faire pression sur le Conseil pour que davantage de propositions sociales voient le jour, et en particulier pour l’émergence de salaires minimums européens, contrant les logiques actuelles de concurrence sauvage que se livrent les États de l’Union entre eux. Alors que nous venons de procéder à des corrections améliorant la directive détachement des travailleurs par quelques corrections, il faudra la réviser en profondeur pour éliminer la concurrence sauvage entre les travailleurs européens, et garantir à tous les mêmes droits. Si les socialistes arrivent en tête aux prochaines élections, notre candidat à la Présidence de la Commission européenne, Martin Schulz, s’est engagé à réorienter le projet européen vers une Europe sociale.

La question de la concurrence mondiale et de l’importation en Europe de produits à faibles standards environnementaux, sociaux et sanitaires est également cruciale. Je connais bien cette problématique dans le domaine de la pêche, profession à laquelle la Commission demande de procéder à de nombreux efforts pour pratiquer son métier, alors même que les importations à exigence zéro ne font que croître. Des accords commerciaux internationaux oui, mais à des conditions justes et équitables, sans qu’ils deviennent une menace pour notre industrie ou notre agriculture. À titre d’exemple, le Traité transatlantique est une menace, c’est pour cela que je n’ai pas voté le mandat de négociation du Parlement européen destiné à la Commission.

  1. Selon vous, le fédéralisme européen est-il le but vers lequel l’Europe doit tendre ou l’Union doit-t-elle se contenter d’être une organisation internationale ?

Il est incontestable que le fédéralisme est notre avenir, c’est désormais tout autant le réalisme que l’utopie sur laquelle l’Union s’est construite qui nous impose l’Europe comme cadre politique.

Car aujourd’hui les Etats de l’Union ne peuvent peser seuls dans le monde s’ils sont divisés, ce monde où l’économie est mondialisée et les multinationales prospèrent au-dessus des lois, refusent de payer l’impôt, délocalisent la production et les emplois, et se vendent au moins disant social et environnemental. Les 28 Etats membres doivent être unis pour peser face aux marchés financiers qui dictent leurs lois et les banques qui spéculent et se jouent de nos économies. Enfin, nous assistons à l’émergence de nouveaux Etats-continents tels que l’Amérique du Nord, la Chine, l’Inde, la Russie, et probablement un jour en Afrique. Il est impératif que nous nous unissions pour nous imposer. Mais nous sommes loin du compte aujourd’hui, après plus d’une décennie gouvernée par la droite, l’Union a été réduite à un grand marché, il convient maintenant de l’intégrer bien plus encore.

  1. Comment voyez-vous l’Europe en 2050 ?

Je vais vous décrire l’Europe rêvée, une Europe où Martin Schulz sera devenu Président de la Commission en 2014 mais aussi où la gauche aura ensuite obtenu bien d’autres mandats. Cette Europe sera arrivée à un niveau de convergence totale, où le SMIC sera le même partout, nivelé vers le haut, et les protections sociales très élevées. Où tous les jeunes européens recevront une éducation gratuite et de qualité, et devront accomplir un service civil de mobilité obligatoire en Europe. Les Etats pourront emprunter à la BCE et la valeur de l’euro sera la même partout. Cette Europe sera à la pointe de la technologie et de l’innovation et son industrie sera florissante, nous connaitrons le plein emploi. L’emploi sera disponible sur le pas de notre porte, peu importe notre niveau et domaine de qualification. Nous serons autosuffisants en énergie grâce aux énergies renouvelables que nous aurons développées sur nos territoires, et n’émettrons quasiment plus de carbone, nous n’utiliserons plus d’énergie nucléaire. Nous produirons de la nourriture saine et en quantité, grâce à une agriculture biologique très productive et pourvoyeuse d’emplois, et à une pêche prolifique. Notre unité, les valeurs de paix, de solidarité et de progrès que nous véhiculerons, mais aussi la défense commune dont nous disposerons, nous permettront de peser dans le monde pour mettre fin aux conflits par la voie diplomatique. Dans cette Europe enfin, le Parlement européen sera codécisionaire dans tous les domaines et le Conseil et la Commission ne le verront plus comme le dernier arrivé.

Enfin, dans toutes les grandes villes de l’Union, le 9 mai, une fête géante sera célébrée, où la musique, le théâtre de rue et l’espoir des peuples européens retentiront comme une clameur.

 

Municipales à Rennes : les réponses de Nathalie Appéré

Nathalie Appéré, candidat tête de liste « Rennes créative et solidaire », soutenu par Le Parti socialiste, l’Union démocratique bretonne et le Parti communiste, a répondu au questionnaire des Jeunes européens sur l’Europe à Rennes. Voici ses réponses :

(suite…)

Municipales à Rennes : les réponses de R. Lescure

Rémi LESCURE, candidat tête de liste « Rennes Alternative », soutenu par l’Alliance citoyenne de Rennes, le Parti pirate et Cap21, a répondu au questionnaire des Jeunes européens sur l’Europe à Rennes. Voici ses réponses : (suite…)

Municipales à Rennes : les réponses de B. Chavanat

Bruno CHAVANAT, candidat tête de liste « Osons Rennes », soutenu par l’UDI, l’UMP, le Parti breton et le Modem, a répondu au questionnaire des jeunes européens sur l’Europe à Rennes. Voici ses réponses : (suite…)

Weekend de rentrée des Jeunes européens de Rennes

Les Jeunes européens de Rennes organisent leur weekend de rentrée du 21 et 22 septembre.

Nous participerons au Forum eurocitoyen le 21 septembre, en présence de 5 eurodéputés et feront une soirée au bar La Place le samedi soir. Le dimanche, nous organiserons des ateliers pour nous préparer à cette année cruciale pour l’Union européenne en raison des prochaines élections européennes.

Vous trouverez le programme prévisionnel dans ce google doc :https://docs.google.com/forms/d/1Wgqfc8GBKgLQSfcJa4s1xz5RglZuZzSGxmsLrWwZ0tg/viewform

Inscriptions gratuites et possibilité de logement gratuit, repas du dimanche midi offert.

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.

Nous espérons vous voir nombreux.

A bientôt !

 

MAISON EUROPE – Forum eurocitoyen – Affiche MAISON EUROPE – Forum eurocitoyen – Flyer

Débats d’Europe. L’Union européenne, jusqu’où?

« Débats d’Europe » sur le thème « L’Union européenne, jusqu’où? », prochain jeudi 6 juin 2013 à la Maison de l´Europe (10, place du Parlement. Maison de l´Europe).

Venez échanger et donner votre point de vue avec la Maison de l’Europe et les Jeunes Européens !

Nous allons parler de la politique de l’élargissement et des paus tels que la Macédoine, le Monténégro, la Serbie, la Turquie et l´ Islande.

Recontre Débats d´Europe. L’Union européenne, jusqu’où

Nouveau Bureau Jeunes Européens à Rennes 2013-2014

Nouveau Bureau Jeunes Européens à Rennes 2013-2014

Des propositions inquiétantes pour l’Europe malgré quelques points positifs

Lors de son intervention du 16 mai, François Hollande a annoncé une «initiative européenne» basée sur 4 points: l’instauration d’un gouvernement économique européen, un plan pour l’insertion des jeunes à l’échelle du continent, une communauté européenne de l’énergie pour assurer la transition énergétique,et enfin une nouvelle étape d’intégration, avec une capacité budgétaire attribuée à la zone euro et la possibilité d’effectuer des emprunts. Les Jeunes européens Rennes se félicitent du fait que l’Europe aie constitué un point important du discours de François Hollande et que les points évoqués témoignent d’une recherche de consensus avec notre partenaire allemand. Il est également très positif que les jeunes soient au cœur de la politique européenne imaginée par le président de la république.

Pourtant, ce beau discours ne semble être que de la poudre aux yeux. Quelle est la cohérence de celui-ci alors que la France, comme les autres États membres, a validé une baisse du budget européen dernièrement ? Cette initiative est censée réduire la désaffection des peuples, alors qu’elle aborde presque exclusivement des propositions économiques tandis que le peuple européen réclame une Europe plus sociale, plus protectrice et plus démocratique. Pire, ces projets seront négociés uniquement entre les gouvernements des États. Exit donc les eurodéputés, représentants des citoyens européens directement élus par eux. Encore une fois l’intergouvernementalisme, qui n’a pourtant guère fait ses preuves en tant de crise, prévaut sur le processus démocratique que permet l’intervention du Parlement européen.

A un an des élections européennes, il s’agit d’un signe extrêmement mauvais envoyé par François Hollande. Pour les Jeunes européens, seule une Europe plus unie, plus intégrée à la fois au plan économique, sociale et démocratique, permettra de lutter contre la crise.

Free Belarus Now !

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  • Jumelage

    Dans le cadre du jumelage entre les sections des jeunes européens fédéralistes de Rennes et d'Eichstätt en Bavière, certaines prises de positions communes sur des sujets européens seront publiées en français et en allemand. Bonne lecture !
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